mercredi 10 mars 2021

Pratiques de transition et rapports au politique. Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine » (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Avec le soutien de la Fondation de l’Écologie Politique
Matinée (9h30 – 12h30) :
— Anne de Rugy
— Cyprien Tasset
Après-midi (14h00 – 16h30) :
— Collectif « Quantité critique »
— Jean Baptiste Comby
Coordinateurs de la séance : Cyprien Tasset, Laurence Allard et Jérôme Boissonade
L’écologie donne lieu, à différentes échelles, à des décalages entre déclarations, voire convictions, et pratiques. Ces décalages sont bien connus en ce qui concerne la “gouvernance incantatoire” du changement climatique, doublement dissociée des analyses scientifiques et des réalités politiques et économiques. La dénonciation de ce hiatus est d’ailleurs le message principal de Greta Thunberg, figure médiatique émergée en 2019, qui exhorte la jeunesse à contraindre les dirigeants à l’action climatique.
Du côté des dirigeants, l’exemple français illustre bien les ambiguïtés possibles, entre les déclarations ambitieuses d’Emmanuel Macron (« make our planet great again »), ses invitations à ce que l’on fasse pression pour renforcer son mandat en matière d’environnement, et son renvoi de « chacune et chacun d’entre nous » à « sa part à prendre, en tant que consommateur, en tant qu’investisseur », le pouvoir individuel d’autorestriction étant ici mis en avant comme la principale marge d’action environnementale. […]
La période récente semble avoir exacerbé les tensions entre pratiques et discours articulés en matière de transition écologique, par exemple celles liées à la permaculture, centrée sur la pratique, se présentant volontiers comme “apolitique” et silencieuse sur la question des inégalités et des luttes sociales. Sur fond d’une (re-)montée des préoccupations écologiques dans les sondages, et du mouvement social des Gilets jaunes, dans lequel des pratiques de repolitisation ont eu lieu à la faveur d’un apolitisme revendiqué, plusieurs phénomènes semblent en effet marqués par leur disjonction. S’agit-il alors de mettre à l’épreuve le politique par les pratiques, de considérer ces dernières comme politiques par nature ou de travailler ces pratiques de manière à ce qu’elles le deviennent ? […]
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : En ligne sur inscription
Adresse : reseau.acdd@cnrs.fr, merci de demander un accusé de réception et de mentionner la séance d’atelier concernée

vendredi 12 mars

Atelier doctoral de l’axe 5
L’atelier doctoral aura pour thème la méthodologie.
Les doctorants qui présenteront sont :
—  Alioune Dabo sur « Présentation et discussion du plan de thèse : politiques publiques et stratégies des agriculteurs »
—  Manon Tassel sur « La révolution agricole - épistémologie et terrain : quelle place le terrain dans une thèse d’épistémologie »
Les discutants sont : Nicolas Rouget et un autre discutant à confirmer.
Au préalable des présentations, un temps sera pris pour présenter les travaux de recherche de toutes et tous.
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre - Salle séminaire 2 au RDC du bâtiment Marx Weber

lundi 15 mars

Workshop « Les terrains d’aventure : l’Europe et les Etats-Unis en dialogue »
Le projet TAPLA (Labex les pass​és dans le présent) organise, avec le soutien de l’Université de Chicago - Centre à Paris, un workshop bilingue français/anglais.
Comment les terrains d’aventure apparus en Europe se sont-ils développés outre-Atlantique ?
Quelles filiations, différences ou complémentarités peut-on identifier entre les terrains d’aventure européens et nord-américains ?
Quelle est la place des terrains d’aventure aujourd’hui dans les politiques d’aménagement des espaces éducatifs et ludiques aux États-Unis ?
Telles sont quelques-unes des questions que nous souhaitons explorer lors de ce workshop.
Il s’agit d’identifier les champs disciplinaires et les domaines professionnels que les terrains d’aventure occupent aujourd’hui aux États-Unis. L’objectif est de développer une lecture transversale et comparative visant à actualiser le modèle des terrains d’aventure en Europe comme en Amérique du nord.
Programme
Inscription
Lieu : En ligne sur inscription

jeudi 18 mars

Séminaire public de l’ANR Co-Polis « Co-production sociale de la ville et recherche citoyenne. Regards croisés sur les quartiers populaires et précaires en France et au Brésil »
Porté par l’ANR et la FAPESP (UMR LAVUE et Lab’hab, Universidade de Sao Paulo avec le LATTS, le CERAPPS et le LEREPS ainsi qu’avec les associations APPUII et Alliance Citoyenne), ce séminaire annuel vise à décliner la notion et les pratiques de co-production dans une perspective comparative.
Séance 5 : Co-construire une alternative face à un projet de rénovation urbaine. Réflexions à partir des expériences des Groux (Fresnes) et des Villeneuves (Echirolles/Grenoble)
Claire Pelgrin, Karima Benali, et Maïmouna Kanouté (Renaissance des Groux)
David Gabriel (Association Planning - APU de Grenoble)
Discutante : Khedidja Mamou (ENSA Montpellier, LAVUE)

Séminaire public de l’ANR Co-Polis « Co-production sociale de la ville et recherche citoyenne. Regards croisés sur les quartiers populaires et précaires en France et au Brésil »
Porté par l’ANR et la FAPESP (UMR LAVUE et Lab’hab, Universidade de Sao Paulo avec le LATTS, le CERAPPS et le LEREPS ainsi qu’avec les associations APPUII et Alliance Citoyenne), ce séminaire annuel vise à décliner la notion et les pratiques de co-production dans une perspective comparative.
Séance 5 : Co-construire une alternative face à un projet de rénovation urbaine. Réflexions à partir des expériences des Groux (Fresnes) et des Villeneuves (Echirolles/Grenoble)
Claire Pelgrin, Karima Benali, et Maïmouna Kanouté (Renaissance des Groux)
David Gabriel (Association Planning - APU de Grenoble)
Discutante : Khedidja Mamou (ENSA Montpellier, LAVUE)

mercredi 14 avril

Que faire de l’effet rebond ? Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine » (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Avec le soutien de la Fondation de l’Écologie Politique
Programme de la journée
— Louis-Gaëtan Giraudet
— Fabrice Flipo
— François Briens
— Gaëtan Brisepierre
— Jean-Bernard Fressoz
Coordinateurs de la séance : Fabrice Flipo et Dominique Theile
L’effet rebond interpelle depuis longtemps les limites des politiques incitatives et de transition comme réponse au changement climatique et à la gestion des ressources. En effet, réduire l’empreinte environnementale par des pratiques plus efficientes fait débat, notamment en ce qui concerne les ressources énergétiques (efficacité énergétique). Certains soutiennent que les effets rebond sont minimaux, à savoir que les économies réalisées par des techniques plus efficientes génèrent peu d’augmentation de la demande. D’autres soutiennent le contraire. Parmi ces derniers, l’idée fait son chemin qu’en contexte de croissance l’efficacité génère de la croissance et que le seul moyen d’éviter les effets rebond est de coupler efficacité et décroissance, à savoir définir des limites. En d’autres termes, les effets rebond seraient essentiellement causés par la contradiction existant entre les politiques qui visent à réduire l’empreinte écologique par unité de produit et celles qui incitent à en consommer davantage. Mais cette contradiction est-elle spécifique du capitalisme, ou plus largement imputable aux économies de croissance ? Y a-t-il des économies de croissance non-capitalistes ? Des économies de décroissance capitalistes ? Des économies de décroissance non-capitalistes ? Les recherches sur la décroissance se sont intensifiées ces dernières années, mais elles ne débouchent pas sur un modèle aussi clair et formalisé que les modèles de croissance. Sur cette question, les problèmes liés à la transition “écologique” ne sont pas seulement en effet, causés par la difficulté de passer des paroles aux actes, mais l’enjeu consiste à passer à l’acte sans que cela s’accompagne d’effets rebond. Est-ce fondé ? Quelles difficultés cette perspective pose-t-elle ?
Par ailleurs l’effet rebond pose un problème spécifique de conceptualisation. Bien défini en sciences économiques, de gestion ou sciences de l’ingénieur, son existence est peu étayée en histoire, en sociologie ou en philosophie. Tout se passe comme si “l’effet rebond” était en large partie dépendant du cadre conceptuel utilisé pour le saisir. Ce cadre ne conduit-il pas à reporter la responsabilité sur l’acteur ensuite jugé coupable de provoquer l’effet rebond ? Cela n’occulte-t-il pas toute une partie du jeu, comme le comportement de certains acteurs ou le cadrage institutionnel, contraignant leur action ? Que penser, par exemple, du GeSI affirmant que “le numérique peut améliorer l’efficacité et cela conduira à des réductions d’émissions [jusqu’à 20 % des émissions mondiales]. Cependant, prévenir l’effet rebond exige un cadre contraignant (tel que des quotas d’émissions liés à un prix global du carbone) encourageant la transition à une économie bas carbone. Sans de telles contraintes, il n’y a pas de garantie que les gains en efficacité ne mèneront pas à un accroissement des émissions” ? L’irréalisme de la solution proposée par le GeSI est patent, dès lors à quoi bon mettre en avant des réductions faramineuses ? Comment interpréter le rôle de ces affirmations dans le débat, ainsi que les limites des études sur l’effet rebond ? Doit-on changer de cadre ? Le concept doit-il être combattu ?
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : Le Maltais rouge
Adresse : 40 rue de Malte, 75011 Paris - Entrée libre sur inscription : reseau.acdd@cnrs.fr (merci de mentionner la séance d’atelier concernée)

mardi 18 mai

(Im)mobilisations populaires des quartiers face aux transitions ?, Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec la Fondation pour l’écologie politique
Matinée (9h30 - 16h30) :
Introduction de Sophie Némoz et de François Valegeas
— Catherine Larrère : « Comment accorder l’environnemental et le social ? »
— Flaminia Paddeu, Ségolène Darly et Kaduna-Eve Demailly : « L’agriculture urbaine dans les quartiers populaires : entre production alimentaire et écologie sociale. »
Échanges croisés
Après-midi (14h00 - 16h30) :
— Khedidja Mamou : « Entre urbain et humain : quel rapport aux transitions dans les projets de rénovation urbaine ? »
— Léa Billen : « Une écologie qui ne dit pas son nom : l’écologisation entre accompagnement et injonction. Cuisine, récup’ et faire soi-même à Saint-Denis et Vaulx-en-Velin. »
Discussion et mots de conclusion
Coordinatrice et coordinateur de la séance : Sophie Némoz et François Valegeas
Les rapports qu’entretiennent les problèmes sociaux et environnementaux suscitent « une diversité des formes d’engagement et des mouvements socio-écologistes ». Si leur questionnement a été repris de façon plus récente et explicite vis-à-vis de la notion de « transition », l’hétérogénéité des ancrages de ces dynamiques invite à renouveler les approches de leurs territorialisations sociales et spatiales. L’attention sera portée dans cette séance, sur une série de distensions dans les rapports à la « transition », entre les dimensions populaires et les échelles situées des quartiers. En commençant par celles des milieux qui éprouvent ces qualifications et leur polysémie, leur mise en discussion vise précisément à scruter plutôt qu’à préjuger des manières de dire, de faire ou de se départir des idées de transitions écologiques.
L’un des constats qui instille cette séance est qu’elles prêtent à des interprétations segmentées, voire antinomiques dans les politiques publiques, notamment entre des mesures urbaines qui s’adressent aux quartiers populaires et celles en charge de l’écologie dont les injonctions descendantes ne vont pas sans présomptions de désintérêt ou d’inaction environnementale. Ainsi, les transitions en question réactualisent des débats déjà anciens comme elles rendent pressantes d’étayer d’autres croisements possibles.
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : Le Maltais rouge (40 rue de Malte, 75011 Paris)
Adresse : Participation sur inscription :
reseau.acdd@cnrs.fr
(demander un accusé de réception)