vendredi 23 octobre 2020

Soutenance de la thèse de doctorat de Gaële Rouillé-Kielo « Traduction du concept de Paiements pour Services Hydriques, politiques de l’eau et processus de territorialisation au Kenya »
Cette thèses a été réalisée sous la direction de David Blanchon.
Cette thèse questionne les vecteurs et les effets de l’adoption d’un concept « à la mode » dans les politiques de conservation de l’eau, celui de « Paiements pour Services Hydriques » (PSH). Elle adopte un positionnement multiscalaire et orienté vers les acteurs en cherchant à retracer les étapes allant de l’élaboration du concept de PSH dans des arènes scientifiques internationales à sa mise en œuvre sous la forme de projets localement. Elle s’organise autour de l’hypothèse de la production d’un territoire hydro-social construit autour de la notion de « service hydrique » entre usagers de l’amont et de l’aval d’un bassin-versant. L’enquête, principalement qualitative, se penche sur un cas d’étude, la région de Naivasha, où le premier projet de PSH actif du Kenya a été mis en œuvre. Elle combine une approche par la « traduction » et la mobilisation de concepts critiques de la political ecology. La thèse montre que l’adoption des PSH correspond à une période de transformation de la configuration conservationniste locale, notamment liée aux réorientations récentes des politiques de conservation de l’eau au Kenya. La problématisation du projet conduit à une focalisation nouvelle sur l’enjeu érosif et à une nouvelle distribution des rôles. Les discours autour du « succès » du projet cachent néanmoins les principaux bénéfices qu’en retirent les acteurs agricoles « enrôlés » comme « acheteurs » ou comme « vendeurs » de services hydriques. Dans la zone d’intervention du projet, la territorialisation associée aux PSH doit être relativisée, à la fois par le niveau de contrôle exercé et au regard de la transformation de la relation des individus à l’espace.
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense et en visioconférence
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre - pour suivre l’événement à distance : rouille.gaele@gmail.com

jeudi 5 novembre

Colloque : « Enkomion, de l’éloge de la ville au marketing urbain : la question de la beauté dans la ville »
Parler de la beauté de la ville ou de la beauté dans la ville peut sembler étrange ou paradoxal. Le beau est volontiers rangé du côté du subjectif, du personnel, du goût de chacun et échapperait donc à toute catégorisation intellectuelle stable ou fiable. Cependant, depuis l’Antiquité, existent des discours et des pratiques qui mettent au cœur de leur logique l’idée du beau, de la beauté, de l’ornement. Les éloges de ville notamment ont fortement structuré l’identité de la ville antique, en particulier dans le monde gréco-romain, et le genre de l’encomium urbis va se métamorphoser à plusieurs reprises jusqu’à toucher les débuts de l’époque moderne. À côté de ces éloges et pourtraits de ville qui fleurissent à partir de la Renaissance, se façonne peu à peu une vision esthétisante de l’espace urbain. Entre ornement et aménagement, la question esthétique devient un instrument politique de premier ordre qui s’amplifie au fur et à mesure que la concurrence entre villes se renforcer, jusqu’à aboutir au « marketing urbain » et à la guerre de l’image entre communautés urbaines.
On pourrait enfin ajouter que, comme l’on parle de droit à la ville, on pourrait aussi parler de droit au beau paysage, car dans tous les discours et images produits autour de l’urbain, la question du « cadre de vie de qualité » fait partie des sujets qui orientent l’activité et les recherches d’acteurs publics ou privés. Le problème de la « belle » ville, ou de la beauté dans la ville – qui ne passe pas nécessairement par l’art, mais par tout un ensemble de pratiques paysagères – pose tout un ensemble de questions toujours actuelles, mais dont l’origine est parfois très lointaine.
Les approches développées lors de cette première journée pourraient se décliner ainsi : Que veut dire une « belle » ville ? Qui peut le dire, selon quelles modalités et avec quelle légitimité ? Comment comprendre la beauté dans la ville ou de la ville ? Peut-on considérer la ville comme un simple objet esthétique et quels enjeux éthiques cette posture soulève-t-elle ? Quels sont les enjeux juridiques et/ou politiques liés à cette question de la beauté ? Comment faire dialoguer aujourd’hui cette notion de beauté avec les héritages du passé ?
Programme
Lieu : En ligne
Adresse : Infos : enkomion1@gmail.com

vendredi 6 novembre

Colloque : « Enkomion, de l’éloge de la ville au marketing urbain : la question de la beauté dans la ville »
Parler de la beauté de la ville ou de la beauté dans la ville peut sembler étrange ou paradoxal. Le beau est volontiers rangé du côté du subjectif, du personnel, du goût de chacun et échapperait donc à toute catégorisation intellectuelle stable ou fiable. Cependant, depuis l’Antiquité, existent des discours et des pratiques qui mettent au cœur de leur logique l’idée du beau, de la beauté, de l’ornement. Les éloges de ville notamment ont fortement structuré l’identité de la ville antique, en particulier dans le monde gréco-romain, et le genre de l’encomium urbis va se métamorphoser à plusieurs reprises jusqu’à toucher les débuts de l’époque moderne. À côté de ces éloges et pourtraits de ville qui fleurissent à partir de la Renaissance, se façonne peu à peu une vision esthétisante de l’espace urbain. Entre ornement et aménagement, la question esthétique devient un instrument politique de premier ordre qui s’amplifie au fur et à mesure que la concurrence entre villes se renforcer, jusqu’à aboutir au « marketing urbain » et à la guerre de l’image entre communautés urbaines.
On pourrait enfin ajouter que, comme l’on parle de droit à la ville, on pourrait aussi parler de droit au beau paysage, car dans tous les discours et images produits autour de l’urbain, la question du « cadre de vie de qualité » fait partie des sujets qui orientent l’activité et les recherches d’acteurs publics ou privés. Le problème de la « belle » ville, ou de la beauté dans la ville – qui ne passe pas nécessairement par l’art, mais par tout un ensemble de pratiques paysagères – pose tout un ensemble de questions toujours actuelles, mais dont l’origine est parfois très lointaine.
Les approches développées lors de cette première journée pourraient se décliner ainsi : Que veut dire une « belle » ville ? Qui peut le dire, selon quelles modalités et avec quelle légitimité ? Comment comprendre la beauté dans la ville ou de la ville ? Peut-on considérer la ville comme un simple objet esthétique et quels enjeux éthiques cette posture soulève-t-elle ? Quels sont les enjeux juridiques et/ou politiques liés à cette question de la beauté ? Comment faire dialoguer aujourd’hui cette notion de beauté avec les héritages du passé ?
Programme
Lieu : En ligne
Adresse : Infos : enkomion1@gmail.com

lundi 16 novembre

journée d’étude « Des Printemps pas que « arabes » : Circulations, transferts et segmentations des mouvements révolutionnaires »
Organisé par Alter-UMR LAVUE en partenariat avec le Cedej
L’ambition de cette journée d’étude est d’étudier au concret comment les mobilisations et processus révolutionnaires ayant marqué cet espace dans les décennies 2000-2020 s’inscrivent dans des circulations internationales de militant.e .s et de groupes, des transferts de savoir-faire et de référentiels, mais aussi dans des dynamiques de segmentation des réseaux qui n’épousent pas nécessairement les frontières nationales ou régionales.
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre - Salle des conférences, bâtiment Max Weber

mercredi 18 novembre

5e colloque du CIST2020
Colloque dont le LAVUE est partie prenante
Dans la dynamique des colloques du CIST, ce 5e colloque international place le concept de population au cœur des débats des sciences territoriales. Central en démographie et en biologie, plus marginal pour d’autres disciplines, le concept de population implique un regroupement d’entités individuelles. Selon les approches, le social, le territorial, le biologique, etc. constitueront le critère privilégié d’agrégation, selon des temporalités et des échelles d’observation variables. Articuler population, temps, territoire dans une perspective transdisciplinaire et internationale est le défi de ce colloque ; au-delà d’une avancée théorique et méthodologique, la diversité des sessions thématiques proposées témoigne que ce triptyque est au cœur des enjeux contemporains.
Plus d’informations
Lieu : Campus Condorcet et simultanément en visioconférence
Adresse : 8, cours des Humanités, 93322 Aubervilliers

jeudi 19 novembre

5e colloque du CIST2020
Colloque dont le LAVUE est partie prenante
Dans la dynamique des colloques du CIST, ce 5e colloque international place le concept de population au cœur des débats des sciences territoriales. Central en démographie et en biologie, plus marginal pour d’autres disciplines, le concept de population implique un regroupement d’entités individuelles. Selon les approches, le social, le territorial, le biologique, etc. constitueront le critère privilégié d’agrégation, selon des temporalités et des échelles d’observation variables. Articuler population, temps, territoire dans une perspective transdisciplinaire et internationale est le défi de ce colloque ; au-delà d’une avancée théorique et méthodologique, la diversité des sessions thématiques proposées témoigne que ce triptyque est au cœur des enjeux contemporains.
Plus d’informations
Lieu : Campus Condorcet et simultanément en visioconférence
Adresse : 8, cours des Humanités, 93322 Aubervilliers

vendredi 20 novembre

5e colloque du CIST2020
Colloque dont le LAVUE est partie prenante
Dans la dynamique des colloques du CIST, ce 5e colloque international place le concept de population au cœur des débats des sciences territoriales. Central en démographie et en biologie, plus marginal pour d’autres disciplines, le concept de population implique un regroupement d’entités individuelles. Selon les approches, le social, le territorial, le biologique, etc. constitueront le critère privilégié d’agrégation, selon des temporalités et des échelles d’observation variables. Articuler population, temps, territoire dans une perspective transdisciplinaire et internationale est le défi de ce colloque ; au-delà d’une avancée théorique et méthodologique, la diversité des sessions thématiques proposées témoigne que ce triptyque est au cœur des enjeux contemporains.
Plus d’informations
Lieu : Campus Condorcet et simultanément en visioconférence
Adresse : 8, cours des Humanités, 93322 Aubervilliers

mercredi 25 novembre

Soutenance de la thèse de doctorat de Laurine Sézérat « Contester malgré soi, en soi et pour soi : l’habiter face à la « revitalisation » des quartiers centro-portuaires. Rio de Janeiro et Marseille. »
Cette thèses a été réalisée sous la direction de Mme Soraya Simões et de Mme Agnès Deboulet.
À partir de l’étude des projets de « revitalisation » urbaine Porto Maravilha à Rio de Janeiro et Euroméditerranée II à Marseille, cette recherche interroge la contestation de l’aménagement urbain. Loin de s’opposer à une amélioration des territoires, les contestations analysées surviennent dans des contextes de forte instrumentalisation de l’espace, où les projets urbains ne sont pas pensés pour les populations résidentes. Ils sont « négociés » dans l’intention de rendre les territoires où ils se déploient, compétitifs sur la scène internationale et attractifs pour les groupes sociaux aisés. L’habiter que le modèle de la « ville internationale » ne reconnaît pas, est alors occulté et « revitalisé ». Cette assignation à subalternité remet en cause la légitimité de la puissance publique à produire la ville et est à l’origine des contestations. Elles peuvent avoir une motivation matérielle (« malgré soi »), relationnelle (« en soi ») ou politique (« pour soi »). Dans leur diversité, ces contestations donnent à voir les conditions d’un aménagement juste. Cette recherche prend appui sur des enquêtes menées dans les quartiers centro-portuaires de Saúde à Rio de Janeiro (Brésil) et des Crottes à Marseille (France). Elles ont été réalisées selon un cadre d’analyse commun qui associe : enquêtes ethnographiques, entretiens semi-directifs, et analyses des méthodes et des outils d’aménagement urbain. En outre, le choix des deux terrains a permis de mettre en perspective des résultats habituellement rattachés à des réalités appréhendées selon leur appartenance à des villes du Sud ou du Nord.
Lieu : en visioconférence

jeudi 10 décembre

5e rencontres du réseau EUNA
Programme à venir
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre - salle de séminaire 2

vendredi 11 décembre

Colloque « Les villes nord-américaines à l’ère de Trump »
Organisé par le réseau EUNA, en partenariat avec la revue Urbanités.
Programme à venir
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre - salle des conférences

mercredi 27 janvier 2021

Le numérique face à la transition écologique, Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec la Fondation pour l’écologie politique
Matinée (10h - 12h30) :
Introduction de Clément Marquet
— Fabrice Flipo : « Conséquences environnementales du numérique : état des lieux des connaissances et enjeux de mesure ».
— Cécile Diguet : « Dirty data : les impacts spatiaux et énergétiques des data centers »
Après-midi (14h00 - 17h) :
— Soraya Boudia : « Déchets électroniques et transition écologique. La quadrature du cercle de l’économie circulaire »
— Francesca Musiani : « Les « nains » ; de l’Internet sont-ils écologiques ? Réflexions historico-environnementales sur les architectures de réseau distribuées »
Coordinateur et coordinatrice de la séance : Clément Marquet et Élisabeth Peyroux
Depuis une quinzaine d’années, de nombreux acteurs (industriels, groupes d’intérêts, pouvoirs publics) promeuvent la prolifération des technologies numériques en vantant le rôle qu’elles pourraient jouer dans la transition écologique. […] Alors que les effets réels de la mise en place de telles initiatives sont rarement mesurés, les promesses, elles, perdurent. […] Face à ces promesses, cet atelier propose de mettre en lumière les défis que posent ces développements technologiques aux projets de transition écologique en esquissant les contours de ce que pourraient devenir des études environnementales du développement informatique. Comment mesurer les conséquences environnementales du numérique ? Comment le cycle de vie des technologies numériques (extraction des matériaux, production des objets, usages et devenir des déchets) est-il intégré dans ces mesures ? En quoi la multiplication des data centers et la prolifération des déchets électroniques perturbent-elles localement les politiques et pratiques de transition écologique, telles que l’économie circulaire ou la sobriété énergétique ? Dans quelle mesure un autre Internet, plus sobre en ressources, peut-il être envisagé ?
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : Le Maltais rouge
Adresse : 40 rue de Malte 75011 Paris

jeudi 4 février

Colloque international « Dynamiques de genre et métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage »
Ce colloque international vise à réunir des contributions pour un bilan des avancées et des limites de la féminisation et des dynamiques de genre à l’œuvre dans les mondes professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage depuis l’entrée progressive des femmes dans les écoles d’architecture. Il invite à scruter, discuter et partager les données et les analyses sur les modalités, les temporalités et les effets de ce processus social et historique de transformation des rapports de genre et, plus largement, des rapports de domination (race, classe sociale, etc.) dans une perspective intersectionnelle.
Lien vers la présentation du colloque et le programme prévisionnel
Comité d’organisation : Stéphanie Bouysse-Mesnage, Stéphanie Dadour, Isabelle Grudet, Anne Labroille et Elise Macaire.
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris

vendredi 5 février

Colloque international « Dynamiques de genre et métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage »
Ce colloque international vise à réunir des contributions pour un bilan des avancées et des limites de la féminisation et des dynamiques de genre à l’œuvre dans les mondes professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage depuis l’entrée progressive des femmes dans les écoles d’architecture. Il invite à scruter, discuter et partager les données et les analyses sur les modalités, les temporalités et les effets de ce processus social et historique de transformation des rapports de genre et, plus largement, des rapports de domination (race, classe sociale, etc.) dans une perspective intersectionnelle.
Lien vers la présentation du colloque et le programme prévisionnel
Comité d’organisation : Stéphanie Bouysse-Mesnage, Stéphanie Dadour, Isabelle Grudet, Anne Labroille et Elise Macaire.
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris