mercredi 27 janvier 2021

Le numérique face à la transition écologique, Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec la Fondation pour l’écologie politique
Matinée (10h - 12h30) :
Introduction de Clément Marquet
— Fabrice Flipo : « Conséquences environnementales du numérique : état des lieux des connaissances et enjeux de mesure ».
— Cécile Diguet : « Dirty data : les impacts spatiaux et énergétiques des data centers »
Après-midi (14h00 - 17h) :
— Soraya Boudia : « Déchets électroniques et transition écologique. La quadrature du cercle de l’économie circulaire »
— Francesca Musiani : « Les « nains » ; de l’Internet sont-ils écologiques ? Réflexions historico-environnementales sur les architectures de réseau distribuées »
Coordinateur et coordinatrice de la séance : Clément Marquet et Élisabeth Peyroux
Depuis une quinzaine d’années, de nombreux acteurs (industriels, groupes d’intérêts, pouvoirs publics) promeuvent la prolifération des technologies numériques en vantant le rôle qu’elles pourraient jouer dans la transition écologique. […] Alors que les effets réels de la mise en place de telles initiatives sont rarement mesurés, les promesses, elles, perdurent. […] Face à ces promesses, cet atelier propose de mettre en lumière les défis que posent ces développements technologiques aux projets de transition écologique en esquissant les contours de ce que pourraient devenir des études environnementales du développement informatique. Comment mesurer les conséquences environnementales du numérique ? Comment le cycle de vie des technologies numériques (extraction des matériaux, production des objets, usages et devenir des déchets) est-il intégré dans ces mesures ? En quoi la multiplication des data centers et la prolifération des déchets électroniques perturbent-elles localement les politiques et pratiques de transition écologique, telles que l’économie circulaire ou la sobriété énergétique ? Dans quelle mesure un autre Internet, plus sobre en ressources, peut-il être envisagé ?
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : En ligne sur inscription
Adresse : Participation à distance sur inscription :
reseau.acdd@cnrs.fr
(demander un accusé de réception)

vendredi 29 janvier

Séminaire Lieux et Enjeux « Habiter les campagnes urbaines : retour et renouveau. Acte 1 : Les formes de revitalisation »
Organisée par Viviane André, Yankel Fijalkow (CRH-LAVUE), Valérie Kauffmann et Marcela Conci (CAUE91), et Monique Poulot-Moreau (Mosaïques)
13h00 -> Accueil et introduction
13h15 -> Thématique #1 – Des revitalisations économiques
Présentation des élus et acteurs
Valérie Le Toux (Cheffe de projet Développement territorial et ruralité au Conseil départemental de l’Essonne),
Eric Meyer (Maire d’Abbeville la rivière),
Guy Crosnier (Président délégué en charge de la ruralité et du monde agricole, Conseil départemental de l’Essonne)
13h30 -> Communication #1
Aurore Flipo et Nathalie Ortar « Le coworking en milieu peu dense : poursuite de tendance ou renouvellement des modes de vie ? »
Réactions et questions
14h10 -> Communication #2
Julien Essers « Mobilités alimentaires : vers des mobilités plus courtes »
Réactions et questions
15h15 -> Thématique #2 – Des revitalisations par l’habitat
Présentation des élus et acteurs
Jessica Brouard-Masson (Anah)
Jacques Cabot (Ancien Maire de Bouray-sur-Juine)
15h30 -> Communication #3
Claire Fonticelli et Claire Doussard « Des éco-quartiers au-delà des métropoles : comment un label urbain se transpose-t-il dans les campagnes urbaines ? »
Réactions et questions
16h10 -> Communication #4
Flora Rich, Roland Vidal, Luc Vilan « Des pratiques jardinières aux aménités urbaines, ou le chemin d’une appropriation collective de l’espace magnytois. »
Réactions et questions
17h00 -> Conclusion de l’ANAH et discussion
Lieu : En ligne sur inscription inscriptions.campagnes.urbaines@outlook.fr

Séminaire Lieux et Enjeux « Habiter les campagnes urbaines : retour et renouveau. Acte 1 : Les formes de revitalisation »
Organisée par Viviane André, Yankel Fijalkow (CRH-LAVUE), Valérie Kauffmann et Marcela Conci (CAUE91), et Monique Poulot-Moreau (Mosaïques)
13h00 -> Accueil et introduction
13h15 -> Thématique #1 – Des revitalisations économiques
Présentation des élus et acteurs
Valérie Le Toux (Cheffe de projet Développement territorial et ruralité au Conseil départemental de l’Essonne),
Eric Meyer (Maire d’Abbeville la rivière),
Guy Crosnier (Président délégué en charge de la ruralité et du
monde agricole, Conseil départemental de l’Essonne)
13h30 -> Communication #1
Aurore Flipo et Nathalie Ortar « Le coworking en milieu peu dense : poursuite de tendance ou renouvellement des modes de vie ? »
Réactions et questions
14h10 -> Communication #2
Julien Essers « Mobilités alimentaires : vers des mobilités plus courtes »
Réactions et questions
15h15 -> Thématique #2 – Des revitalisations par l’habitat
Présentation des élus et acteurs
Jessica Brouard-Masson (Anah)
Jacques Cabot (Ancien Maire de Bouray-sur-Juine)
15h30 -> Communication #3
Claire Fonticelli et Claire Doussard « Des éco-quartiers au-delà
des métropoles : comment un label urbain se transpose-t-il dans les
campagnes urbaines ? »
Réactions et questions
16h10 -> Communication #4
Flora Rich, Roland Vidal, Luc Vilan « Des pratiques jardinières aux aménités urbaines, ou le chemin d’une appropriation collective de l’espace magnytois. »
Réactions et questions
17h00 -> Conclusion de l’ANAH et discussion
Lieu : En ligne sur inscription inscriptions.campagnes.urbaines@outlook.fr

jeudi 4 février

Colloque international « Dynamiques de genre et métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage »
Ce colloque international vise à réunir des contributions pour un bilan des avancées et des limites de la féminisation et des dynamiques de genre à l’œuvre dans les mondes professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage depuis l’entrée progressive des femmes dans les écoles d’architecture. Il invite à scruter, discuter et partager les données et les analyses sur les modalités, les temporalités et les effets de ce processus social et historique de transformation des rapports de genre et, plus largement, des rapports de domination (race, classe sociale, etc.) dans une perspective intersectionnelle.
Lien vers la présentation du colloque et le programme prévisionnel
Comité d’organisation : Stéphanie Bouysse-Mesnage, Stéphanie Dadour, Isabelle Grudet, Anne Labroille et Elise Macaire.
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris

vendredi 5 février

Colloque international « Dynamiques de genre et métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage »
Ce colloque international vise à réunir des contributions pour un bilan des avancées et des limites de la féminisation et des dynamiques de genre à l’œuvre dans les mondes professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage depuis l’entrée progressive des femmes dans les écoles d’architecture. Il invite à scruter, discuter et partager les données et les analyses sur les modalités, les temporalités et les effets de ce processus social et historique de transformation des rapports de genre et, plus largement, des rapports de domination (race, classe sociale, etc.) dans une perspective intersectionnelle.
Lien vers la présentation du colloque et le programme prévisionnel
Comité d’organisation : Stéphanie Bouysse-Mesnage, Stéphanie Dadour, Isabelle Grudet, Anne Labroille et Elise Macaire.
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris

mercredi 10 mars

Pratiques de transition et rapports au politique. Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine » (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Avec le soutien de la Fondation de l’Écologie Politique
Matinée (9h30 – 12h30) :
— Anne de Rugy
— Cyprien Tasset
Après-midi (14h00 – 16h30) :
— Collectif « Quantité critique »
— Jean Baptiste Comby
Coordinateurs de la séance : Cyprien Tasset et Jérôme Boissonade
L’écologie donne lieu, à différentes échelles, à des décalages entre déclarations, voire convictions, et pratiques. Ces décalages sont bien connus en ce qui concerne la “gouvernance incantatoire” du changement climatique, doublement dissociée des analyses scientifiques et des réalités politiques et économiques. La dénonciation de ce hiatus est d’ailleurs le message principal de Greta Thunberg, figure médiatique émergée en 2019, qui exhorte la jeunesse à contraindre les dirigeants à l’action climatique.
Du côté des dirigeants, l’exemple français illustre bien les ambiguïtés possibles, entre les déclarations ambitieuses d’Emmanuel Macron (« make our planet great again »), ses invitations à ce que l’on fasse pression pour renforcer son mandat en matière d’environnement, et son renvoi de « chacune et chacun d’entre nous » à « sa part à prendre, en tant que consommateur, en tant qu’investisseur », le pouvoir individuel d’autorestriction étant ici mis en avant comme la principale marge d’action environnementale. […]
La période récente semble avoir exacerbé les tensions entre pratiques et discours articulés en matière de transition écologique, par exemple celles liées à la permaculture, centrée sur la pratique, se présentant volontiers comme “apolitique” et silencieuse sur la question des inégalités et des luttes sociales. Sur fond d’une (re-)montée des préoccupations écologiques dans les sondages, et du mouvement social des Gilets jaunes, dans lequel des pratiques de repolitisation ont eu lieu à la faveur d’un apolitisme revendiqué, plusieurs phénomènes semblent en effet marqués par leur disjonction. S’agit-il alors de mettre à l’épreuve le politique par les pratiques, de considérer ces dernières comme politiques par nature ou de travailler ces pratiques de manière à ce qu’elles le deviennent ? […]
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : Le Maltais rouge
Adresse : 40 rue de Malte, 75011 Paris - Entrée libre sur inscription :
reseau.acdd@cnrs.fr (merci de mentionner la séance d’atelier concernée)

mercredi 14 avril

Que faire de l’effet rebond ? Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine » (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Avec le soutien de la Fondation de l’Écologie Politique
Programme de la journée
— Louis-Gaëtan Giraudet
— Fabrice Flipo
— François Briens
— Gaëtan Brisepierre
— Jean-Bernard Fressoz
Coordinateurs de la séance : Fabrice Flipo et Dominique Theile
L’effet rebond interpelle depuis longtemps les limites des politiques incitatives et de transition comme réponse au changement climatique et à la gestion des ressources. En effet, réduire l’empreinte environnementale par des pratiques plus efficientes fait débat, notamment en ce qui concerne les ressources énergétiques (efficacité énergétique). Certains soutiennent que les effets rebond sont minimaux, à savoir que les économies réalisées par des techniques plus efficientes génèrent peu d’augmentation de la demande. D’autres soutiennent le contraire. Parmi ces derniers, l’idée fait son chemin qu’en contexte de croissance l’efficacité génère de la croissance et que le seul moyen d’éviter les effets rebond est de coupler efficacité et décroissance, à savoir définir des limites. En d’autres termes, les effets rebond seraient essentiellement causés par la contradiction existant entre les politiques qui visent à réduire l’empreinte écologique par unité de produit et celles qui incitent à en consommer davantage. Mais cette contradiction est-elle spécifique du capitalisme, ou plus largement imputable aux économies de croissance ? Y a-t-il des économies de croissance non-capitalistes ? Des économies de décroissance capitalistes ? Des économies de décroissance non-capitalistes ? Les recherches sur la décroissance se sont intensifiées ces dernières années, mais elles ne débouchent pas sur un modèle aussi clair et formalisé que les modèles de croissance. Sur cette question, les problèmes liés à la transition “écologique” ne sont pas seulement en effet, causés par la difficulté de passer des paroles aux actes, mais l’enjeu consiste à passer à l’acte sans que cela s’accompagne d’effets rebond. Est-ce fondé ? Quelles difficultés cette perspective pose-t-elle ?
Par ailleurs l’effet rebond pose un problème spécifique de conceptualisation. Bien défini en sciences économiques, de gestion ou sciences de l’ingénieur, son existence est peu étayée en histoire, en sociologie ou en philosophie. Tout se passe comme si “l’effet rebond” était en large partie dépendant du cadre conceptuel utilisé pour le saisir. Ce cadre ne conduit-il pas à reporter la responsabilité sur l’acteur ensuite jugé coupable de provoquer l’effet rebond ? Cela n’occulte-t-il pas toute une partie du jeu, comme le comportement de certains acteurs ou le cadrage institutionnel, contraignant leur action ? Que penser, par exemple, du GeSI affirmant que “le numérique peut améliorer l’efficacité et cela conduira à des réductions d’émissions [jusqu’à 20 % des émissions mondiales]. Cependant, prévenir l’effet rebond exige un cadre contraignant (tel que des quotas d’émissions liés à un prix global du carbone) encourageant la transition à une économie bas carbone. Sans de telles contraintes, il n’y a pas de garantie que les gains en efficacité ne mèneront pas à un accroissement des émissions” ? L’irréalisme de la solution proposée par le GeSI est patent, dès lors à quoi bon mettre en avant des réductions faramineuses ? Comment interpréter le rôle de ces affirmations dans le débat, ainsi que les limites des études sur l’effet rebond ? Doit-on changer de cadre ? Le concept doit-il être combattu ?
Texte complet et informations complémentaires
Lieu : Le Maltais rouge
Adresse : 40 rue de Malte, 75011 Paris - Entrée libre sur inscription : reseau.acdd@cnrs.fr (merci de mentionner la séance d’atelier concernée)