Projet scientifique
Axe 1 : Fabrications de l’urbain (2016-2024)

Plateforme

G. Petit, L. Blondiaux, I. Casillo, J.-M. Fourniau, G. Gourgues, S. Hayat, R. Lefebvre, S. Rui, S. Wojcik, & J. Zetlaoui-Léger (Éds.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la Participation, DicoPart (2e édition). GIS Démocratie et Participation, 2022.

LA PLATEFORME, UNE NOTION POLYSÉMIQUE

Dans le langage courant, le terme « plateforme » est mobilisé dans une grande variété de domaines : elle indique une structure plane et horizontale, souvent surélevée, servant de support (une plateforme pétrolière, par exemple) ; en géologie, une plateforme est une région continentale (comme la plateforme est-européenne) ; au sens politique, elle désigne un ensemble d’idées, objectifs et revendications d’un collectif (une plateforme électorale) ; en informatique elle indique généralement un environnement permettant la gestion de plusieurs services et, depuis l’avènement du numérique, elle incarne plus particulièrement un espace occupant une fonction d’intermédiaire dans l’accès aux informations, services ou biens. De ces multiples significations, c’est la dernière qui a plus récemment connu un succès considérable, d’une part en raison des échanges croissants de biens et informations dans le contexte capitaliste mondialisé, et d’autre part en raison de la diffusion massive d’équipements individuels de communication. Ainsi, une grande variété d’objets, services, voire même d’acteurs numériques, sont communément appelés « plateformes » : progressivement la plateforme est devenue le mot qui symbolise par excellence la numérisation de la société contemporaine (Beuscart et Flichy, 2018).