Projet scientifique
Axe 1 : Fabrications de l’urbain (2016-2024)

Les architectes au défi de la ville néolibérale

Editions Parenthèses, Marseille, mai 2020

Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le « Prince », l’architecte est aujourd’hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le « colloque singulier » avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l’entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des process, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux qui sécurisent les commanditaires.

Si quelques figures charismatiques de l’architecture font durer l’illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d’acteur culturel, traverse une véritable crise d’identité.

Comment ne pas « perdre son âme » dans cette nouvelle donne ? À quels outils, compétences, stratégies recourir pour s’adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?