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Projet scientifique
Axe 1 : Fabrications de l’urbain (2016-2024)

De l’(in)hospitalité des centres commerciaux à la soutenabilité de l’urbanisme commercial

Analyse urbaine de sites existants en région PACA et regards prospectifs

Direction : Nadja Monnet, Hélène Reigner (Responsable du projet IUAR, Politiste, Professeur en aménagement et urbanisme, Aix-Marseille Université, Directrice adjointe de l’IUAR, Chercheuse au LIEU EA 889)
Equipe : Ornella Zaza, Aurélie Arnaud (Géographe et cartographe, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Chercheuse au LIEU EA 889), Michel Chiappero (Architecte-urbaniste, Professeur associé, Aix-Marseille Université, Chercheur au LIEU EA 889), Arlette Hérat (architecte-urbaniste, Maître de conférences ENSAM, Chercheuse à Project[s] et chercheuse associée au LPED UMR 151 AMU-IRD), Evelyne Bachoc (Maître de conférences en arts plastiques ENSAM), Arianna Cecconi (anthropologue, Maître de conférences associée ENSAM), Jean-Marc Huygen (ingénieur architecte, Maître de conférences ENSAM)
Partenaires : LIEU (EA 889) - AMU, Project[s] – ENSAM, LAA (LAVUE UMR 7218 CNRS) - ENSAPLV
Période : janvier 2020 - décembre 2020

Selon les orientations du Schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, la stratégie régionale de la connaissance, nous proposons d’initier un dialogue entre deux institutions d’enseignement supérieur (l’IUAR et l’ENSAM) afin de produire, dans le cadre de nos enseignements, des connaissances sur les questions d’urbanisme commercial en région PACA, et d’alimenter ainsi la réflexion des acteurs du territoire.
Les zones commerciales en périphérie n’ont pas bonne presse : responsables du déclin des petits commerces de centre-ville, elles souffriraient, en outre, de leur défaut d’urbanité. L’enjeu de la rénovation/requalification/renouvellement de ces zones de « boites à chaussures » sorties de terre dans les années 70 et 80 se fait aigu (cas de Vitrolles par exemple). Simultanément, les installations se poursuivent par extension de zones commerciales existantes (Avignon Le Pontet) ou création de nouvelles (Le village des marques à Miramas). Enfin, simultanément encore, de nouveaux objets commerciaux, plus centraux, voient le jour également (Les Terrasses du port). Nous faisons l’hypothèse que cette offre pléthorique, que le droit de l’urbanisme commercial a bien du mal à maitriser, peut jouer en faveur d’une « montée en gamme » généralisée des zones et centres commerciaux en concurrence. Nous faisons également l’hypothèse que certains de ces espaces, les plus anciens et les moins qualitatifs, au moment même où se développe le e-commerce, vont-être affectés par d’importantes mutations fonctionnelles (habitat ? Parc ? Loisir ? Bureau ?...) ou bien, dans le cas notamment de détente du marché, vont bénéficier d’expérimentations d’usages (comme transformation de parkings en potagers…).
Décriées, souvent, du point de vue de leur qualité urbaine, architecturale et environnementale, l’intensité de l’offre en espaces commerciaux interroge également la nature de la demande. Autrement dit, la multiplication des zones commerciales n’est-elle pas le signe que ces espaces rencontrent leur clientèle ? N’y-a-t-il d’ailleurs que des clients qui pratiquent ces espaces ? Dans quelle mesure ces espaces peuvent-ils être considérés comme de nouveaux lieux de sociabilité, pour ceux qui habitent, travaillent ou étudient à proximité, à l’instar de la place publique d’antan ? Au-delà de la seule figure du client, quels publics et quels usages les centres commerciaux accueillent-ils ? Nous faisons l’hypothèse que cette observation des usages et des pratiques est une entrée féconde pour renseigner la « qualité » de ces espaces.

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