
Résumé
Le dialogue entre architecture et logement social a donné lieu à de nombreuses expérimentations, qu’il s’agisse, parmi des exemples historiques variés, des cités jardins britanniques, de l’immeuble du Narkomfim soviétique, du Karl Marx Hof viennois, des Cités radieuses de Le Corbusier ou des tours d’Émile Aillaud à Nanterre. Ces expériences, comme d’autres plus récentes, et la prise de conscience patrimoniale étendue au XXe siècle, ont nourri les réflexions des maîtres d’ouvrage et des gestionnaires du logement social. Pour autant, ce dernier ne revêt pas une définition unique dans tous les pays, qu’il soit destiné à la frange la plus pauvre de la population ou ouvert aux couches moyennes, qu’il soit financé en grande partie par les pouvoirs publics ou qu’il intègre d’autres participations, qu’il accorde à ses occupants un statut de locataire ou de propriétaire. De même, le logement social, souvent dit public, est différemment représenté selon les contextes nationaux. Présent en Europe à des niveaux variables, de 4 % en Roumanie à 32 % aux Pays-Bas, il participe fortement, malgré cette disparité, au renouvellement urbain. L’évolution de ses significations, de sa conception, de ses acteurs ou de son peuplement conduisent à de nouvelles dynamiques, qui agissent sur les formes architecturales, urbaines et paysagères, sur les métiers de la fabrique de l’espace et sur les modes d’habiter. De quoi ces mutations témoignent-elles en ce qui concerne la production du logement social ? À quels renouvellements de son architecture assiste-t-on ?
Ces questions seront discutées avec les auteur·e·s du numéro « Architecture et logement social : quels renouvellements ? » des Cahiers de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère.
Voir le numéro en ligne :
https://journals.openedition.org/craup/4502