À la une des axes de recherches

Axe 1
Fabrications de l’urbain

Axe 2
Justice et inégalités

Axe 2
Justice et inégalités

Axe 3
Héritages et innovations dans la construction des territoires

Axe 4
Injonctions politiques et pratiques alternatives

Axe 1 Fabrications de l’urbain

Journée d’étude « Autour des pratiques de la création située »

paysage, architecture, arts, littérature

Les échelles de l’inclusion L’habitat au coeur de la santé mentale

Lieux et Enjeux N°6 - 19-05-2021

Habiter la pandémie. Relation entre habitabilité et accessibilité urbaines à Paris sous la Covid-19

Article

Les figures de l’altérité en ville

Séminaire doctoral 30 Mars 2021

Séminaire Lieux et Enjeux N°4 - 23 mars 2021

De la ville néolibérale Dialogue entre Véronique Biau et Gilles Pinson

Axe 2 Justice et inégalités

Axe 2 Justice et inégalités

Axe 3 Héritages et innovations dans la construction des territoires

Axe 4 Injonctions politiques et pratiques alternatives

Séminaire Lieux et Enjeux N°3 - 09 février 2021

Terrain urbain, terrain humain : s’engager hors des murs des Ecoles

Séminaire doctoral Mosaïques : Le plan de thèse

Séance du 15/01/21

Soutenance de thèse de Darysleida Sosa Valdez - lundi 7 décembre 2020

Autoconstruits, précaires, écologiques ? Enquête sur la durabilité urbaine des barrios à Saint-Domingue

Dakar, proie des eaux. Sociologie de la ville catastrophée

Soutenance de Leclercq Romain - 11 décembre 2020 - Visio-conférence

Séminaire « Marcher, inscrire et habiter les sentiers métropolitains »

Vendredi 9 octobre 2020

mardi 17 novembre

Soutenance d’HDR de Claire Carriou « Les habitants (in)visibles. Essai pour une autre histoire de la fabrique de l’habitat »
HDR réalisée sous le marrainage de Christine Lelévrier
Si la question de la participation des habitants est aujourd’hui posée comme une évidence dans les politiques françaises du logement, il n’en a pas toujours été ainsi. Force est même de constater que l’histoire de ces politiques s’est largement écrite sans ces derniers, comme s’ils en avaient été écartés. Le propos de ce volume inédit est de nuancer cette lecture, en retraçant le processus de construction de la question habitante à travers le temps. Cette généalogie s’appuie théoriquement sur une approche relationnelle des pouvoirs (chapitre 1), à distance d’une histoire populaire ou d’une histoire des seuls puissants. Cette approche s’attache à lire la manière avec laquelle les acteurs publics sont entrés en relation avec les habitants, ont catégorisé ces derniers et ont interagi avec eux dans la production et la gestion de l’habitat. L’analyse propose une lecture de longue durée de ces enjeux jusqu’à aujourd’hui, en trois grandes périodes : l’invention de la figure habitante (1890-1930) (chapitre 2), l’éphémère avènement de la question habitante (1950-1990) (chapitre 3), les alternatives actuelles (chapitre 4), marquées par un retour de la question habitante. Le volume se clôt par un épilogue (chapitre 5) qui propose une lecture transversale de cette généalogie, en tirant quelques fils d’analyse du passé au présent.
L’enquête exploratoire présentée ici souligne l’ancienneté et la récurrence des débats et pratiques intégrant la question habitante dans le champ de l’action publique. Les habitants n’y sont pas seulement considérés comme des objets des politiques : ils accèdent aussi, à certains moments, au statut de figures dont la portée politique est régulièrement reformulée (habitant-coopérateur, habitant-locataire, habitant-participant, habitant des quartiers etc.), dotées de pouvoirs, même réduits, leur permettant de prendre la parole voire parfois d’agir directement dans leur lieu de vie. L’un des apports de cette enquête est de montrer que les résurgences de la question habitante dans l’action publique apparaissent largement liées aux pressions, directes ou indirectes, des habitants eux-mêmes, de leurs représentants ou des corps intermédiaires (associations de locataires notamment), et aux relations plurielles qui s’instaurent entre les pouvoirs et ces derniers. La conclusion reste néanmoins celle d’une difficile et surtout fragile construction de la catégorie de l’habitant dans la fabrique du logement. La légitimité des habitants à être considérés comme partenaires de la fabrique du logement reste toujours à défendre ou à reconstruire. Le retour dans l’histoire montre à ce titre que les contradictions observées aujourd’hui n’ont rien d’actuel, mais qu’elles plongent leurs racines dans le passé. Elles sont liées à l’ambivalence qui caractérisait déjà les premières politiques du logement à la fin du XIXe siècle vis à vis des habitants, entre invitation à agir et interagir d’un côté, gouvernementalisation des conduites de l’autre. A l’heure où l’on s’interroge sur l’après-État social, l’approche généalogique ré-ouvre néanmoins des horizons jusque-là oubliés (l’option coopérative par exemple), qui permettent de penser autrement l’articulation entre action publique et société civile. En ces temps incertains, le passé constitue une source d’inspiration précieuse pour penser de nouvelles manières d’organiser le monde social.
Lieu : Soutenance en visio : lien à demander à Claire Carriou (claire.carriou@gmail.com)
Horaire : 14h30-18h
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