Projet scientifique
Axe 1 : Fabrications de l’urbain (2016-2018)

Repenser la mesure de la biodiversité urbaine à travers les pratiques apicoles d’une ville de la première couronne Parisienne
Entre indicateurs globaux et questions locales

Directeur de la thèse : Alessia de Biase
École doctorale : ED 395, Paris Ouest Nanterre la Défense
Discipline : Aménagement et Urbanisme
Année d’Inscription : 2014
Financement : Contrat doctoral DIM ASTREA

Résumé

Que notre époque semble saisie d’une incontestable frénésie environnementale, c’est sans aucun doute vrai. Cette inquiétude naturelle, liée au rapport que l’homme entretient avec la nature, on la retrouve également au regard de la ville et de son développement, toujours plus orienté vers la conservation de la nature et de sa biodiversité, en tant que ressource qui produit des effet passive « bénéfique » pour l’être humain.
Mesurer, quantifier et cartographier l’état de la diversité biologique en ville, afin de produire différents modèles et indicateurs d’évaluation de la biodiversité urbaine, sont devenus des objectives prioritaires pour toutes les villes à niveau global. Au même temps on est dans une époque où la biodiversité urbaine devient de plus en plus un « enjeux public » vers lequel les habitants s’engagent à travers des pratiques quotidiennes pour l’augmenter et le conserver.
A partir de ce contexte tant sociétal que scientifique, cette thèse interroge d’une manière critique et qualitatif les modèles et les instruments adoptés à différentes échelles pour donner une mesure quantifier et évaluer la biodiversité urbaine.
Ces dynamiques seront analysées à travers une ethnographie, menée aussi bien au sain d’une association d’apiculture urbaine (Abeilles Machine) située dans le quartier des Larris, à Fontenay-sous-bois (94), une banlieue de la première couronne parisienne, qu’à travers des entretiens avec des agences liées à la création d’un « index » de biodiversité, tant à niveau régional (Gondwana Agency), qu’à niveau international (Singapore National Parks Department), avec le but de mettre en place un processus de qualification du concept de biodiversité urbaine, de ses unités d’analyses et de ses instruments qui soit véritablement capable de mettre en relation des aspects macro avec des pratiques micro sociales de production de biodiversité en ville.

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