Projet scientifique
Axe 2 : Justice et inégalités (2016-2018)

"Mériter" la ville mondialisée : réactions des habitants des centres- villes face aux grands projets urbains. Le Caire, Paris, Naples, Marseille

Directeur de la thèse : Agnès Deboulet
Co-directeur : Adelina Miranda
École doctorale : ED 395, Paris Ouest Nanterre, Paris La Défense
Année d’Inscription : 2010
Financement : Bourse CEDEJ

Résumé

Dans cette recherche je souhaite interroger pratiques discursives de domination et d’altérisation dans la production urbaine issue de la globalisation. Mon analyse prend le départ du questionnement de la globalisation dans la planification urbaine et de son impact au niveau micro-local. Dans ce contexte, j’ai choisi d’analyser plus spécifiquement les quartiers centraux, car sur ces territoires la vision esthétique et symbolique de préservation du patrimoine architectural va de pair avec la construction d’une identité valorisante. L’hypothèse émise est que les pratiques populaires sont utilisées par les groupes dominants comme argument de délégitimation des populations pauvres dans les « visions » de la ville globalisée. Cette stigmatisation se nourrit des stéréotypes de la ville en retard et de l’immobilisme de ces populations, qui deviennent des véritables « groupes subalternes », mais également des conflits entre les différents groupes d’habitants du centre pour l’appropriation de l’espace au quotidien. À travers l’étude des pratiques micro-locales d’occupation du logement et de l’espace urbain, ainsi que du processus de construction et de manipulation d’une condition de subalternité métropolitaine, il apparaît que si d’un côté les aménageurs revendiquent le monopole de la prise de décision dans les politiques urbaines, de l’autre les habitants mettent en place des interprétations et des appropriations de l’espace « par le bas ». Le choix des terrains d’étude se porte sur deux métropoles, Naples (Italie) et Le Caire (Égypte), qui font face à des changements profonds et se heurtent au désir d’internationalisation qui domine la compétition entre les villes. Ma recherche suit une démarche interdisciplinaire, croisant les approches à la ville propres à l’architecture et à l’urbanisme avec un regard socio-anthropologique.

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