Projet scientifique
Axe 5 : Interfaces et nouvelles dynamiques d’urbanisation (2016-2018)

Suseok & Ready‐made. Vers une ontologie transitoire des œuvres d’art

Revue de l’association d’étude de la culture et des arts en France (CFAF), vol. 6, n° 6, Séoul, pp. 669-686, 2008.

Résumé

Dans un premier temps, cet article entreprend une mise en parallèle du Suseok (Suiseki en japonais) et du Ready-made duchampien afin de mettre en lumière, dans le même temps, ce qui les différencie et ce qui les rapproche. Nous constaterons ainsi que ces deux objets partagent trois caractéristiques : ils sont relatifs à une sélection plus ou moins arbitraire, ils existent en tant qu’objet artistique du seul fait d’un déplacement (conforté par ce que nous nommons les signes extérieurs de l’art, c’est-à-dire le contexte et la manière dont ils sont présentés) et, enfin, ce déplacement est réversible.
Cette confrontation symétrique nous oblige par conséquent à reprendre la question de l’œuvre d’art, celle de sa possible définition. Non au regard du résultat final et de son éventuelle classification dans un genre spécifique (perspective propre à l’esthétique) mais au regard de son processus même d’élaboration (perspective propre à la philosophie de l’art). En d’autres termes, il ne faudrait plus tant se poser la question « qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? » mais comment un objet donné peut devenir le support d’une expérience esthétique ? Grâce à cette mise en parallèle, nous passons ainsi de l’analyse prédicative d’un objet dit ‘d’art’ à l’analyse de pratiques hybrides, lieu de rencontre d’une intention artistique et d’un regard, celui toujours renouvelé du spectateur.

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