Projet scientifique
Programme 2 : Villes, compétences, démocratie (2013-2015)

Pratiques en collectifs et démocratisation de l’architecture

Rencontre "Faire la ville en (biens) communs", festival "Le temps des communs", ENSA de Lyon, organisée par Claire Brossaud et Sandra Fiori, laboratoire de recherche EVS-LAURE, 10 octobre 2015.
Type de publication : Communications avec actes

Mobilisant des compétences à la fois sociales, artistiques et pédagogiques, des architectes,
acteurs de projets culturels et/ou participatifs, construisent de nouvelles formes
d’intervention. Ils se placent aux côtés des autres professionnels de l’urbain : urbanistes,
maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrages, AMO, etc. A la spécificité sociale et artistique de leurs
actions, ils ajoutent un positionnement politique s’appuyant d’une part sur les nouveaux
dispositifs de la démocratie participative et d’autre part sur des expérimentations qui ont
eu lieu dans les années 1970. Une mission en éducation est souvent associée au travail de
participation : travailler avec les jeunes d’un club de prévention, intervenir dans un collège
ou dans une classe est une façon de compléter le travail d’investigation et d’implication des
habitants sur un quartier.

Organisés en collectifs, ces architectes nous interrogent de
plusieurs façons. Ils semblent apporter une approche spécifique de la ville et de ses usages
en tant que professionnels de la culture dont le champ d’intervention est l’espace construit.
De quels types de compétences et de savoirs sont‐ils porteurs et comment leur activité se
structure‐t‐elle ? Ensuite, ces architectes impliquent le public dans leurs actions (souvent
les habitants des lieux qu’ils investissent : l’espace public, la rue, un bâtiment, etc.), ce qui
pose la question des rapports entre les différentes personnes invitées dans le processus de
création (leur rôle, leur statut, leur rapport au collectif). Enfin, intervenant dans l’espace
local, ces collectifs développent des stratégies de développement de leurs pratiques par
l’échange avec d’autres professionnels (les groupes de projets sont souvent aussi
interdisciplinaires) et par l’inscription de leur action au sein de l’action publique des
collectivités. Comment ces pratiques sont‐elles apparues ? Modifient‐elles les
représentations du rôle de l’architecte dans la transformation du cadre bâti ?

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