Projet scientifique
Axe 2 : Justice et inégalités (2016-2018)

Enfermement et mobilités : les détenus et leurs proches à l’épreuve de l’incarcération

Date de parution : 2013
Collection : Revue e-migrinter, N° : 11
Pages : 127-136
Type de publication : Articles dans des revues scientifiques autres

Résumé

Le constat selon lequel « les lieux d’enfermement sont étroitement liés à des circuits et des flux de mobilité : ils n’en seraient par l’antithèse, mais le complément indissociable » (Michalon, 2008, p. 12) s’applique aux établissements pénitentiaires sous deux angles, selon que l’on prend en considération l’expérience des détenus ou celle de leur entourage, du point de vue de leur mobilité quotidienne ou celui de leur mobilité résidentielle.
En effet, si l’on observe la mobilité quotidienne, l’incarcération représente une expérience d’immobilisation pour les personnes détenues, impliquant une privation d’aller et venir et l’expérience d’un espace de vie organisé selon un principe de clôtures emboîtées (Milhaud, 2009). A l’inverse, l’incarcération représente une « épreuve de mobilité » pour leur entourage non-incarcéré (Touraut, 2009).
En revanche, en observant les trajectoires résidentielles, l’incarcération représente pour les détenus un changement de résidence voire une « transplantation de l’espace de vie » (Courgeau, 1988), car l’incarcération implique non seulement un changement résidentiel mais aussi un transfert, voire la disparition, des espaces de travail, de consommation, des relations sociales etc. Si les détenus sont pénalement contraints à une mobilité résidentielle, on peut considérer que leur entourage reste généralement « immobile » du point de vue résidentiel.
C’est donc l’articulation, tant synchronique que diachronique, de ces formes de mobilité et d’immobilité que cet article interroge.
http://www.mshs.univ-poitiers.fr/mi...

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