Création du journal La Confiné.e Libéré.e
Mobilisation des facs et labos en lutte

De nombreux membres du LAVUE participent aux mouvements de lutte présents sur les différents sites où il est implanté (Universités Paris Ouest-Nanterre et Paris 8, Ecoles d’architecture de Paris-La Villette et Paris-Val de Seine) et le laboratoire s’associe pleinement à cette action nationale (Motion, AG, etc.).

Confiné·es mais pas déconfit·es ! Pendant la fermeture des classes la lutte continue !

La gestion gouvernementale de la crise est catastrophique. Les causes de cette pandémie renforcent nos revendications : nous voulons plus de services publics essentiels au bien commun, et en l’occurrence ceux pour lesquels nous sommes mobilisé·es depuis au moins le 5 décembre : la recherche, l’enseignement, l’hôpital public. Ce qui sortira de cette crise peut être positif – un plus grand désir de service public et de solidarité – ou très négatif – la destruction de nos libertés fondamentales, du Code du travail et de nos outils d’organisation politique et syndicale, comme le laisse craindre le vote de l’état d’urgence sanitaire.

En ce sens, la coordination nationale des Facs et des Labos en Lutte a un rôle à jouer : faire vivre la critique des politiques d’Emmanuel Macron, de son gouvernement et de leur monde, notamment lorsqu’elles touchent notre secteur, celui de l’enseignement et de la recherche, de la jeunesse étudiante, et des services publics.

Nous étions 10 000 réprésenté·es lors de notre dernière coordination nationale des 6 et 7 mars 2020, venu·es de toutes les universités de France. Le 5 mars, nous avons réussi le pari incroyable de faire s’arrêter nos facs et labos et de mettre des dizaines de milliers de personnes dans la rue partout en France, dont 25 000 à Paris. Nous avons gagné la bataille des idées : nos revendications paraissent légitimes à tou·tes. L’université et la recherche doivent rester des biens publics et pour cela, nous avons besoin qu’elles soient ouvertes à toutes et tous et que l’État nous paye et nous emploie correctement.

Bien sûr, le confinement nous a freiné·es dans notre élan.
Mais, après une semaine de réflexion, il est évident que nous sommes déterminé·es à trouver des moyens de rester mobilisé·es. Nous allons informer, discuter, faire circuler les expériences, remonter les revendications et faire en sorte que notre monde universitaire ne devienne pas encore plus une jungle dans cette crise. Surtout, nous allons rester connecté·es en réseau, faire vivre ce que nous avons construit depuis trois mois et proposer des moyens d’action à la hauteur de ce que nous pouvons faire en étant confiné·es. Nous proposerons des rendez-vous, des manifs numériques ou depuis les balcons. Nous préparons aussi dès maintenant la suite : les manifestations et les grèves que nous reprendrons une fois le confinement radical levé.

L’outil dont nous nous dotons pour cela s’appelle la Confinée Libérée. Avec ce journal numérique nous rappelons que : « On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là ! ».

Sous la bannière Confinée Libérée, des articles seront publiés quotidiennement sur Université Ouverte et sur Academia. Le mercredi, nous enverrons une newsletter reprenant les articles postés dans la semaine, accompagnés d’un édito sur l’actualité et de l’annonce des contenus à venir. Ces articles seront écrits par membres du comité de mobilisation national, mais aussi et surtout par des membres de comités locaux. Nous solliciterons également des collègues ayant une expertise spécifique sur des sujets précis.
Les contenus seront divers et variés : vidéos, dessins, BD, webdoc, podcasts, etc.
Envoyez-nous toutes vos propositions à facsetlabosenlutte@gmail.com !

Dans notre secteur, comme ailleurs, les sujets de veille sont nombreux : paiement des vacataires, rupture d’égalité face aux concours, rupture d’égalité des étudiant·es, continuité pédagogique absurde, inégalités entre les statuts face au confinement, etc. L’ESR est une porte d’entrée qui parle de la crise dans son ensemble : la destruction des services publics, les inégalités face à la crise au travail, face à la santé, face au confinement, la fermeture tardive de nos facs et labos, etc. Dans cette période difficile, nous devons être solidaires. Nous devons aussi nous rappeler que nous avons forgé des collectifs puissants. Il y a un an nous aurions été paralysé·es et isolé·es. Aujourd’hui, après 3 mois de grève, deux coordinations nationales, nous avons tous les outils et les réseaux pour agir ensemble : saisissons-nous-en !

Présentation de la "Confiné.e libéré.e" sur le site Université ouverte de la coordination des Facs et labos en lutte.