Projet scientifique
Axe 3 : Héritages et innovations dans la construction des territoires (2016-2018)

Tourisme religieux, patrimoine et projets urbains dans la métropole de Mashad (Iran).
Mashad 2018-2021

Direction : Mina Saidi-Sharouz
Équipe : Manola Antonioli (LAA/LAVUE), Brice Gruet (LAA/LAVUE), Valérie Jouve (LAA/LAVUE), Caroline Rozenholc (CRH/LAVUE).
Financement :
Date :2018-2021
Réfléchir sur les enjeux sociaux, économiques et culturels de l’aménagement des zones de pèlerinage des villes sacrées en Iran, mis en parallèle avec des villes du Moyen Orient et d’Europe.
Étudier les pratiques et les politiques liées au tourisme à l’échelle métropolitaine de Machhad (urbain et rural).

Un projet scientifique est défini entre le département de la recherche de l’Université Eghbal de la ville de Machhad et le LAA autour du thème du tourisme religieux, du patrimoine et des projets urbains.

Ce projet scientifique avec l’Iran permet de réfléchir à la fois sur les héritages mais aussi sur les dynamiques à l’œuvre dans la ville contemporaine au niveau mondial. Ce jeu d’échelles entre le local et le mondial permettrait déjà de saisir des convergences très intéressantes.

La ville de Machhad, un des grands centres de l’Islam shiite, représente un intérêt particulier au niveau de la recherche urbaine et de l’anthropologie de l’espace et des lieux religieux.
Nous proposons dans un premier temps, trois thématiques :

• La première thématique émergente est celle de l’accueil, en rapport aussi avec une certaine convivialité. En effet, la ville de Machhad est une ville de pèlerinage depuis de nombreux siècles, et le comportement comme les caractéristiques des visiteurs semblent avoir profondément changé en quelques années, en raison des effets de la mondialisation et de la transformation des usages liés à la vie religieuse en Iran. Ce thème de l’accueil est donc très important car il mélange des éléments liés au tourisme, religieux ou non, au pèlerinage, et aussi aux coutumes et traditions d’accueil propres à l’Iran, mais que l’on pourrait aussi mettre en perspective avec d’autres villes de pèlerinage, dans d’autres contextes culturels. Cela signifie donc qu’une approche comparatiste pourrait être envisagée pour permettre des rapprochements éventuels avec d’autres lieux.

• La seconde thématique serait celle des héritages, car le temps long et les larges perspectives historiques semblent particulièrement bien s’adapter à une ville comme Machhad, ville de grande culture et au passé d’une très grande richesse. Les héritages peuvent être multiples, liés à l’architecture, mais aussi aux comportements, aux habitudes de vie comme aux usages liés au pèlerinage en terre shiite. De ce point de vue, les héritages bâtis subissent de plein fouet une certaine modernisation menée tambour battant par les autorités, et qui semblerait être très conflictuelle. L’analyse critique de la question des héritage remet en mouvement les idées de patrimoine ou de patrimonialisation et celle des transformations urbaines et sociales concomitantes.

• Enfin, de manière très concrète, se pose la question de la zone touristique du pèlerinage et des abords du mausolée, comme du statut du sanctuaire lui-même, sanctuaire qui entraîne des changements du tissu urbain et des interactions sociales extrêmement forts. Ce tourisme particulier concerne non seulement le sanctuaire lui-même bien entendu, mais aussi le commerce, les déplacements, l’économie tout entière de la ville.
Cette recherche prend en compte également le développement touristique durable des villages vernaculaires situés dans la région de Machhad.

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