Projet scientifique
Axe 1 : Fabrications de l’urbain (2016-2018)

Paysages en récit
Pour une approche anthropologique à l’Atlas du paysage de la Seine-Saint-Denis

Financeurs : Conseil général 93, DRIEE
Partenaires : CAUE 93, DRIEA UT 93
Coordination : Alessia de Biase
Équipe : Sandra Parvu, Cristina Rossi, Alice Sotgia, Piero Zanini
Date : 2014-2016

La recherche vise à définir et mettre en œuvre une méthode d’enquête et d’analyse qualitative permettant de faire émerger, à travers une approche anthropologique, des « récits de paysages » de la Seine-Saint-Denis. Il s’agit de rendre compte et d’analyser ce qui fait paysage aujourd’hui dans le département pour différentes catégories d’acteurs (habitants, acteurs territoriaux, experts paysagistes), et par ce biais explorer comment intégrer la « perceptions des habitants » dans les phases de diagnostic et d’analyse de l’Atlas des paysages de la Seine-Saint-Denis. Cette démarche, préconisée par la Convention Européenne du Paysage (2000), et les méthodes sur les Atlas, devenues des références ministérielles (1994 et 2015), apparaissent indispensables, notamment dans le contexte très urbanisé de ce département. Deux défis sont à relever : rendre compte, par le biais de récits, de l’articulation des échelles de perception et d’expérience dans un territoire à la grande échelle, et participer activement et de façon expérimentale, en étroite collaboration avec les paysagistes de l’Atelier de l’Île, à la réalisation de l’Atlas.
Trois moments ont structuré la recherche. D’abord, un terrain ethnographique à été conduit avec les « habitants » qui ont été choisis par leurs relations et leurs vécus sur ce territoire autour de la question : « L’expérience du paysage, par quoi passe-t-elle ? ». Cela a permis d’identifier sept catégories décrivant leurs expériences des paysages du département : Respiration, Ennui, Hérité, Vivant, Fragile, Hostile et Potentiel. Ensuite, ces catégories ont fait l’objet d’un travail « cartographique » élargi à un panel d’acteurs territoriaux ainsi qu’aux paysagistes de l’Atelier de l’Île, afin de mieux saisir la complexité des enjeux et des échelles spatio-temporelles mobilisées par nos différents interlocuteurs.
L’ensemble des données ainsi recueillies (entretiens, photographies, cartes, etc.) a permis de faire ressortir la richesse et la pertinence des perceptions « habitants » vis-à-vis des paysages de la Seine-Saint-Denis et l’intérêt de les intégrer dans le diagnostic pour la réalisation de l’Atlas.

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