Projet scientifique
Axe 2 : Justice et inégalités (2016-2018)

Kisumu en ses échelles : les conditions spatiales, temporelles et politiques des ambitions compétitives d’une ville secondaire kenyane.
Soutenance de thèse de Quentin Mercurol, sous la direction de Philippe Gervais-Lambony

La soutenance aura lieu le vendredi 20 octobre à 14h à Nanterre, Batiment B, Salle René Rémond
Type d’action scientifique : Soutenances

Kisumu, troisième ville du Kenya sur les rives du Lac Victoria, est aujourd’hui le lieu de la définition de politiques urbaines, menées aussi bien par des acteurs locaux qu’internationaux, qui visent à faire de la ville une charnière logistique de la construction est-africaine. Ces politiques urbaines exemplifient la prolifération à l’échelle mondiale des agendas urbains centrés sur la compétitivité et de l’attractivité dans les villes, même les plus ordinaires. Kisumu n’est pourtant pas le réceptacle passif de modèles urbains qui s’imposent sur une périphérie du monde. Nous proposons d’explorer les paramètres géographiques, historiques et politiques qui tracent la particularité de la trajectoire de la ville dans la mondialisation. Kisumu doit être appréhendée au-delà de sa dimension locale : les relations scalaires à partir desquelles se formulent le projet urbain contemporain permettent de mettre en lumière l’adoption à Kisumu d’un agenda compétitif. A travers une « monographie multiscalaire », nous dégageons trois axes de contextualisation des relations scalaires par lesquelles se comprennent les évolutions contemporaines de la politique urbaine et ses conséquences spatiales. Premièrement, la longue durée de l’insertion coloniale de la ville dans le monde structure la formulation du projet urbain contemporain et en investi ses lieux clefs (centre-ville et aéroport). Deuxièmement, la construction et la formation de l’Etat colonial et postcolonial sont des médiations centrales dans la manière dont s’énoncent les enjeux politiques d’un projet urbain compétitif. Finalement, les différentes échelles d’appartenance à l’ethnicité luo qui prennent Kisumu comme lieu d’ancrage façonnent la manière dont le projet est localement adopté et contesté

Devant un jury composé de :

M. Bernard Calas
Université Bordeaux-Montaigne (rapporteur)

Mme Marianne Morange
Université Paris-Diderot (rapporteure)

M. Alain Dubresson
Université Paris-Nanterre

M. Laurent Fourchard
Fondation Nationale des Sciences Politiques

M. Hervé Maupeu
Université de Pau et des Pays de l’Adour

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